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13 juin 2017
Projet du quai - Manifestation dénonçant l'attitude du Fédéral

Projet du quai de Carleton-sur-Mer

Grande manifestation le 17 juin!

Une marche dénonçant l’attitude du Fédéral 

Le comité du projet du quai de Carleton-sur-Mer invite toute la population à une manifestation visant à dénoncer l’attitude du gouvernement fédéral dans la réalisation du projet du quai de Carleton-sur-Mer. Cette marche prendra son départ le samedi 17 juin à 9 h 30 au quai de Carleton-sur-Mer.


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Un projet en concertation

En 2011, devant l’éventuelle fermeture du quai de Transports Canada, l’Administration portuaire (les pêcheurs commerciaux), la marina, les entreprises et organismes nautiques ont entrepris avec la Ville de Carleton-sur-Mer l’élaboration d’un projet de transfert et de réaménagement de l’infrastructure. Le projet vise à développer un quai dédié à la pêche commerciale et aux activités récréotouristiques. Ce dernier volet inclut aussi bien la plaisance et les excursions nautiques que la pêche aux maquereaux et une place publique. L’ajout d’un brise-lames s’avère capital dans l’atteinte de ces objectifs. Après les travaux, la Ville transférera 85 % du quai, soit la section nécessaire à la pêche commerciale, à Pêches et Océans Canada. La zone restante sera convertie en parc municipal.

Depuis le début du projet, Transports Canada confirme que ce projet cadre dans le programme de cession de quai, programme mis en place par le ministère de Marc Garneau. Le projet respecte également les exigences du gouvernement du Québec, qui vieille à ce que la Ville suive ses propres capacités financières et son mandat. Du côté de Pêches et Océans Canada, une dizaine de rencontres ont eu lieu à Québec, afin d’ajuster les aménagements proposés aux exigences du ministère de Dominique LeBlanc.

Le comité a également fait différentes démarches auprès d’autres instances gouvernementales, tant fédérales que provinciales, élus et fonctionnaires. Personne n’a mentionné que ce projet de 23 M$ était injustifié ou déraisonnable, au contraire. De plus, la première exigence des deux paliers gouvernementaux, soit l’acceptabilité sociale, a été remplie le 20 juin 2015 lors d’un grand rassemblement de 1021 personnes sur le quai. En plus de cette foule, une trentaine de bateaux et leurs équipages, par leur positionnement dans l’eau, recréaient le brise-lames demandé. L’appui des instances régionales a également été obtenu. Depuis trois ans, le comité du projet a produit quatre séries de présentations publiques afin de tenir la population informée.

Des retombées indéniables

Une étude du CIRADD défrayée par la Ville a démontré que la réalisation du projet se traduirait par une augmentation de 13 % de l’achalandage touristique, soit 2,5 M$ en retombées économiques supplémentaires par année. L’étude précise que la fermeture de ce quai situé en plein cœur de la municipalité serait nettement dommageable pour l’industrie du tourisme, les plaisanciers et la qualité de vie des citoyens. C’est sans compter l’industrie de la pêche qui compte une douzaine de bateaux.

Parmi les investissements de la municipalité dans ce projet, notons l’acquisition des terrains adjacents au quai afin de fournir des stationnements aux bateaux de pêche et de plaisance.

L’offre dérisoire du Fédéral

Or, bien que le temps presse et que la Ville ait présenté un projet de qualité, le projet avance difficilement. Les démarches prometteuses dans le cadre du programme de cession sont maintenant bloquées par de nébuleux problèmes ministériels fédéraux. D’où les délais déraisonnables.

Récemment, le Fédéral a déposé une offre d’aménagement du quai qui exclue l’ajout du brise-lames à la tête du quai, une condition sine qua non depuis la toute première version du projet en 2012. De plus, la division de propriété proposée alourdit dangereusement la charge municipale et réduit fortement l’espace alloué à la pêche commerciale. Cette proposition, ne répondant pas aux objectifs du projet et ne tenant pas compte des capacités financières de la Ville, a été jugée irrecevable par la Ville, l’Administration portuaire et le Club nautique.

En somme, d’un côté, une municipalité et ses partenaires vont au-delà des exigences gouvernementales en matière de justification et de pertinence économique d’un projet ainsi que de transparence et d’acceptabilité sociale. Des citoyens acceptent également des compromis en termes d’impact sur le paysage et de perte de la vocation industrielle. La municipalité investit de plus des sommes considérables dans le projet.

De l’autre côté, le propriétaire qui vise à se départir de l’infrastructure, le Fédéral, ralentit le processus et propose finalement une offre dérisoire, laquelle ne respecte pas les contraintes et objectifs du milieu. On fait fi de tous les efforts consentis depuis 2011.

Les pertes pour le milieu

En parallèle, depuis l’automne dernier, Transports Canada a investi plus de 350 000 $ dans une réparation temporaire d’une des façades. Une dépense inutile advenant la réalisation du projet.

La zone dédiée aux bateaux de pêche étant interdite aux amarrages, Pêches et Océans a dépensé près de 200 000 $ dans l’installation de pontons, qui devaient initialement être temporaires pour la saison 2017. Cette installation s’ajoute aux contraintes déjà nombreuses avec lesquelles doivent composer les pêcheurs. En outre, ces petits quais empiètent dans le bassin intérieur et réduisent la capacité d’accueil de la marina; d’où des pertes de revenus pour celle-ci et une diminution de l’offre d’accueil de plaisanciers de passage, déjà insuffisante. Les emplacements de quatre bateaux excursionnistes sont également menacés.

Enfin, les pêcheurs de maquereaux et les passants voient l’accès du quai de plus en plus réduit en raison des nombreuses et hideuses clôtures. Bref, le niveau de frustration est élevé et les tensions sont vives entre les utilisateurs. La situation menace des emplois et nuit à l’industrie touristique.

Transports Canada a avisé la Ville que, advenant une entente prochaine, les travaux de réfection ne pourront pas débuter avant l’automne 2019 et se terminer au printemps 2020. D’ici là, il y aura deux inspections par année, avec les risques d’augmentation de restrictions et de fermeture du quai qui s’en suivent.

Une manifestation de dénonciation

Devant cet état de fait, le comité organise une manifestation.

Les pêcheurs commerciaux, plaisanciers, entrepreneurs touristiques, pêcheurs de maquereaux, citoyens de Carleton-sur-Mer et des environs, bref ceux qui ont à cœur de maintenir un quai à Carleton-sur-Mer, sont invités à participer à la marche pacifique, mais bruyante, qui se tiendra le samedi 17 juin. Le départ s’effectuera du quai à 9 h 30 — arrivez un peu avant — et se terminera au bureau du député fédéral d’Avignon-La Métis-Matane-Matapédia, à la place Carleton, soit une distance de 1,2 km. Apportez des objets pour faire du bruit!

Des dispositions sont prises pour veiller à la sécurité de tous.

Alain Bernier, responsable du développement économique et touristique
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